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La carte de France de la transmission d’entreprises en 2019

A la cession comme à l’acquisition, les deux facteurs principaux du dynamisme M&A des régions sont le profil sectoriel et la taille des entreprises.

Pour les cessions, le 3 ème facteur explicatif est le taux d’autofinancement, indicateur permettant de prendre en compte sur une longue période la capacité à dégager des ressources pour assurer la pérennité de l’entreprise.

Côté acquéreur, le taux de trésorerie exprime la capacité à financer une acquisition.

L’historique des transactions permet d’identifier des secteurs d’activité plus attrayants que d’autres.

A l’identique de ce qui a été fait pour calculer le dynamisme des régions, un indice de dynamisme des secteurs d’activité a été mis en place.

Pour mesurer le dynamisme des secteurs d’activité, nous avons rapproché la proportion des cessions dans chaque secteur à la proportion des PME dans ce secteur.

Un ratio de 1 exprime une stricte proportionnalité entre le nombre de cessions réalisées dans le secteur d’activité par rapport à la proportion de PME dans ce secteur. Un ratio supérieur à 1 exprime une suractivité M&A.

Seuls les secteurs dont le nombre de sociétés est supérieur à 200 ont été retenus.

La carte de France de la transmission d’entreprises en 2019 : les managers jouent un rôle significatif dans la reprise

d’entreprise à travers les opérations de LBO (16% vs 8% environ pour les repreneurs extérieurs en moyenne sur les 3 dernières années).

Ces opérations de LBO ont des variantes en fonction des catégories d’intervenants. Sur les 3 dernières années, on constate :

  • Une baisse des MBO (reprise par les managers) – 7%
  • Une progression des OBO (sortie partielle du dirigeant en place avec entrée de manager(s))
  • Une progression également des opérations de Spin Off au profit de managers +7% sur S1 2019 vs +2% en moyenne sur les 3 années précédentes

Source :Extrait du panorama In Extenso Finance & Transmission, lien : https://finance.inextenso.fr/regions-transmission/
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Comment rédiger un bon dossier de présentation ?Comment rédiger un bon dossier de présentation ?

Vous avez pris la décision de céder et transmettre votre entreprise ? Parmi les étapes incontournables du processus de transmission figure la rédaction d’un dossier de présentation. Il s’agit d’un élément important, car exigé par le futur acquéreur de votre société et ses conseillers. Le dossier de présentation doit donner l’envie à votre futur acquéreur de renter dans une négociation pour reprendre votre entreprise. Cependant, il ne doit pas occulter les faiblesses de votre business et se doit de rester objectif. Un gage de sérieux pour tout acquéreur solidement conseillé.

Alors, quels sont les éléments de ce dossier de présentation, comment doivent-ils apparaître et quels sont les écueils à éviter ? Actoria Conseil, cabinet de conseil expert en transmission d’entreprises vous donne quelques clés pour réussir cette étape.

  1. Les éléments constitutifs du dossier de présentation

La cession d’une entreprise est une course de fond qu’il vous faudra courir sur la durée. C’est pourquoi, pour gagner du temps et éliminer des repreneurs éventuels dont le projet ne correspond pas aux caractéristiques intrinsèques de votre entreprise et son marché, vous gagnerez du temps en rédigeant une fiche de présentation flash.

Rédigée sur 1 à 2 pages, elle présente la taille de votre entreprise, le secteur d’activité sur lequel évolue votre société, son évolution, ainsi que le nombre de collaborateurs qu’elle rassemble. De ce fait, sans donner d’informations stratégiques, vous ferez déjà un premier tri parmi des candidats.  Assurez-vous de ne pas communiquer d’informations précises qui donneraient au repreneur la possibilité d’identifier la société.

Ce premier tri passé, vous pouvez vous atteler à la rédaction de votre document de présentation qui peut varier de 60 à 300 pages, selon la taille de l’entreprise. Il comprend les éléments suivants qui informent avec plus de précision un candidat à la reprise :

– L’environnement de l’entreprise

– La présentation de ses fondateurs/dirigeants/actionnaires

– La description des locaux de la société

– Le marché sur lequel vous évoluez

– Votre clientèle

– L’activité de la société : que faites-vous ?

– Une présentation de vos produits ou services

– Vos avantages concurrentiels

– Vos concurrents

– Une liste de vos principaux actifs

– Les éléments juridiques et financiers (statuts, 3 derniers bilans, PV d’assemblées et conseils, rapports des commissaires aux comptes, l’ensemble des contrats souscrits par l’entreprise pour exercer son activité)

– Un texte qui explique les raisons pour lesquelles vous souhaitez transmettre votre entreprise

  1. Attention à la confidentialité du dossier de présentation

La liste de vos clients ou de vos fournisseurs sont des éléments dits « sensibles ». Pour protéger ces informations, vous devez absolument exiger du repreneur éventuel qu’il signe un accord de confidentialité dans lequel il s’engage à garder confidentielles les informations sur l’entreprise qu’il aura ciblée.

Une précaution nécessaire et non une perte de temps puisque ce document s’appliquera durant toute la durée de la négociation si vous allez au bout. Rappelons qu’au moment des premiers contacts, vous ne connaissez pas forcément votre interlocuteur qui peut être représenté par un tiers (conseil ou ami), ou pire, un curieux à la recherche d’informations sur votre marché.

Pour sécuriser votre approche, en plus de la signature d’un engagement de confidentialité, vous pouvez transmettre, étape par étape, les éléments constitutifs du dossier en vous assurant de la qualité de votre/vos interlocuteurs.

  1. Prêter attention aux données sensibles

Dans le document de présentation vous allez citer votre clientèle. Inutile de rentrer dans les détails. Vous pouvez donner une liste de vos principaux clients avec une indication de leur poids dans votre chiffre d’affaires. Votre interlocuteur pourra alors se faire une idée sur la marge de manœuvre dont il dispose lors des négociations commerciales.

Vos fournisseurs : là encore soyez mesuré et dites l’essentiel sans rentrer à ce stade dans les détails. Dans certaines activités, l’approvisionnement est stratégique.

Les données financières relatives à votre activité se communiquent à la fin de votre dossier de présentation. Une bonne raison à cela : outre les éléments financiers qui sont une photographie à l’instant T de la santé financière de votre entreprise, le potentiel acquéreur s’attend aussi à ce que vous fournissiez des données prévisionnelles, comme un business plan.

Si votre entreprise présente des points faibles, inutile de les cacher. Un acquéreur intéressé et sérieux ne manquera pas de les relever de toute façon. Vous pouvez alors évoquer la stratégie que vous avez mise en place pour y remédier. Vous pourrez alors présenter, sans entrer dans le détail, les objectifs stratégiques que la direction de l’entreprise a fixés.

  1. Comment rédiger un bon dossier de présentation ? À ne pas oublier

 Un point essentiel ne doit pas être négligé dans votre présentation. Celui de l’historique de l’entreprise. Votre interlocuteur a besoin d’apprécier l’image de votre entité. La longévité et la qualité des relations commerciales nouées avec vos partenaires, la fidélité de votre personnel, ou encore le type de management sont autant d’informations sur lesquelles l’acquéreur ne peut faire l’impasse et qui l’aideront à se positionner.

Ce qui concerne les ressources humaines est aussi essentiel. Avant l’actif matériel, n’oubliez pas que le capital humain de votre structure a une valeur. À ce titre, vous joindrez à votre document la liste de votre personnel et un organigramme de la société qui est aussi un indicateur de son importance. Si certains postes clés ne sont pas pourvus, ou si des départs sont envisagés, l’acquéreur doit évaluer, financièrement, d’éventuel recrutements. Comme il doit aussi pouvoir se projeter dans une organisation avec des cadres « clés ».

La rédaction d’un dossier de présentation est un exercice qui, s’il peut paraître à première vue évident, oblige pour autant son rédacteur à porter un regard lucide sur le passé, le présent et l’avenir de son entreprise. Il s’agit de présenter la mariée sous son meilleur jour, mais en restant objectif. Une étape indispensable qui mérite l’accompagnement d’un conseil extérieur qui pourra prendre le recul nécessaire pour formaliser un document soigné. Si vous voulez savoir comment rédiger un bon dossier de présentation ?, n’hésitez pas à contacter les experts Actoria.


Pour tout juge consulaire, l’activité liée à ce que l’on appelle les procédures collectives est sûrement celle qui leur fait sentir au plus près le rythme de la vie économique.
C’est aussi, souvent, la plus médiatique.
Contrastant avec ce qui fait fréquemment l’actualité, il y a, en revanche, peu de chiffres recensant cette activité. Aussi, l’étude réalisée sur les plans de cession que vous avez entre les mains est intéressante à plus d’un titre.
De la durée moyenne d’une procédure – de l’ouverture jusqu’à l’examen des offres – en passant par le nombre d’offres déposées et le taux d’emplois
repris, nous voyons sous forme documentée ce que nous pouvions pressentir.
Permettre la poursuite de l’activité de l’entreprise, maintenir l’emploi, apurer le passif. A l’évidence, l’ordre prescrit par la loi est plutôt respecté :
– 1,6 offre maintenue en moyenne par dossier,
– ¾ des emplois sauvés et même 83% dans le cas des entreprises les plus importantes (+ de 500 salariés),
– en revanche seulement 6% de taux d’apurement du passif par les plans de cession.
On peut se demander si cette hiérarchie persistera après la mise en application de la future Directive européenne sur l’insolvabilité.

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Besoin de faire des économies

L’ensemble des niches fiscales dont bénéficient les entreprises représente pas moins de 40 milliards d’euros. L’objectif du gouvernement est de les réduire de 1,5 milliard d’euros. Ces niches fiscales sont, par définition, pour le moins variées : taux réduits de TVA, remboursement de TICPE (taxe énergie) pour certaines catégories, dont les agriculteurs, exonérations de charges, etc.

La transmission d’entreprise est visée. Olivia Grégoire, porte-parole du groupe LREM à l’Assemblée et membre de la commission des finances, a été assez claire dans une interview donnée au Journal du Dimanche. Interrogée sur les niches fiscales qui devraient être supprimées, cette dernière a répondu : « une dizaine de niches qui encouragent à la cession et à la reprise d’entreprise. On doit pouvoir les rassembler », assure-t-elle. Notons que le terme « rassembler » employé par Olivia Grégoire ne signifie pas grand-chose. Le but étant de générer des économies, certaines aides fiscales dont bénéficient cédants et repreneurs devraient être supprimées ou très nettement rabotées. Elle précise aussi que la suppression de certaines niches « n’est qu’une source de financement, les deux autres étant la réduction des dépenses publiques et l’incitation à travailler plus sans changer l’âge légal de départ à la retraite ».

Les propositions de la commission des finances de l’Assemblée nationale sur la suppression des niches fiscales devraient être rendues à la fin du mois de mai. Le Premier ministre rendra alors ses arbitrages, mais c’est, bien entendu, Emmanuel Macron qui décidera in fine. Il est d’ores et déjà acté que les mesures retenues seront inscrites le projet de loi de finances (PLF) 2020. Il fait donc peu de doute que les cédants et les repreneurs d’entreprise vont clairement pâtir de ce changement de cap de la politique économique d’Emmanuel Macron. Une politique jusqu’alors assez pro-entreprise (la loi Pacte en est une bonne illustration) qui s’oriente vers une politique de la demande et de tentative de l’augmentation du pouvoir d’achat.

Un marché de la transmission très sensible à son environnement

D’ici là, le ministre de l’Économie va rencontrer les organisations patronales sur le sujet. Les discussions risquent d’être houleuses. La CPME n’a pas tardé à réagir en dénonçant « l’augmentation d’impôt dissimulée sous le terme ambigu de suppression des niches fiscales des entreprises. À croire que le ras-le-bol fiscal des TPE et PME n’a pas été entendu ! ». Le Medef n’est pas en reste. Son président Geoffroy Roux de Bézieux arguant que ces niches fiscales « sont des crédits d’impôt qui viennent compenser des taxes trop élevées dans notre pays ». Il évoque un tournant idéologique dans la politique d’Emmanuel Macron. « Macron fait de la politique de la demande. Ça ne fonctionne pas », estime-t-il.

Il est clair que la suppression d’aides fiscales dans le domaine de la transmission d’entreprise aura des conséquences non négligeables. Ce marché étant très sensible à l’environnement macro-économique et à la stabilité juridique, une telle évolution va le freiner et placer ses acteurs dans l’attentisme. Certains cédants vont sans doute retarder leur opération et rendre, de ce fait, leur entreprise moins dynamique. Des repreneurs potentiels de qualité risquent aussi, tout simplement de renoncer à leurs projets.

De nombreuses aides fiscales

Rappelons brièvement, et de façon non exhaustive, les principales aides fiscales existantes afin de favoriser la transmission d’entreprise.

Depuis la loi de finances pour 2018, les plus-values de cession de titres bénéficient de la flat tax au taux unique de 30 % (prélèvement forfaitaire unique –PFU), toutefois un régime dérogatoire d’abattement pour les cédants partant en retraite demeure en place. Et c’est bien celui-ci qui pourrait être visé. À titre d’exemple, ces derniers peuvent bénéficier d’un abattement renforcé de 85 % lorsque les titres sont détenus depuis au moins 8 ans. Dans ce cas, le contribuable doit opter pour la taxation au barème progressif de l’IR.

Les repreneurs bénéficient également de différentes aides fiscales. Pour la reprise d’une entreprise en zone aidée (zone de revitalisation rurale), le repreneur a droit à une exonération d’impôt sur les bénéfices, de CFE et de taxe foncière. Le dispositif est similaire pour les repreneurs d’une entreprise industrielle en difficulté. Par ailleurs, les salariés d’une société qui reprennent leur propre entreprise peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt, si une holding est créée pour la reprise de l’entreprise. Pour leur part, les cédants et repreneurs d’une entreprise dans un cadre familial bénéficient des dispositions avantageuses, et récemment simplifiées, du pacte Dutreil. Lui aussi menacé ?

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